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 La chasse à courre en France/Souffrance de l'animal chassé

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Wolf-alone
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MessageSujet: La chasse à courre en France/Souffrance de l'animal chassé   Jeu 27 Mar - 12:00

Chaque année, en France, ce sont des milliers de cervidés et autres mammifères sauvages qui sont pris en chasse, terrorisés, et poursuivis jusqu’à l’épuisement avant d’être étripés, massacrés, abattus au fusil ou à l’arme blanche pour le plaisir. Selon l’Association française des équipages de vénerie, la chasse connaît en ce début de XXIe siècle une popularité sans précédent et « l’équilibre naturel repose depuis toujours sur de terribles conflits entre les espèces. » Or, depuis peu, la science a prouvé ce que l’on soupçonnait déjà : tuer un animal sauvage à l’aide d’une meute de chiens est cruel et barbare.
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LA CHASSE À COURRE EN FRANCE
Si le débat sur la chasse au renard en Angleterre a fait les gros titres des journaux, le premier pays de chasseurs en Europe est la France, qui compterait 1 370 000 chasseurs et 80 000 sociétés de chasse.
En 2000, en réponse à des appels à interdire la chasse à courre, l’Association française des équipages de vénerie a fourni à une commission d’enquête, créée par le gouvernement britannique, des renseignements sur la pratique de la chasse à courre en France. En France, les chiens sont utilisés dans trois sortes de chasse, dont « la chasse à courre est la plus spectaculaire».
Tout d’abord, dans la chasse au fusil, diverses races de chiens sont utilisées pour rapporter le gibier. Il y a ensuite la pratique du déterrage, qu’on appelle aussi la vénerie sous terre et qui consiste à chasser les animaux qui vivent dans des terriers, en particulier les renards et les blaireaux. Enfin, la vénerie, ou chasse à courre, est pratiquée par des chasseurs à cheval ou à pied qui poursuivent l’animal avec une meute de chiens mais ne se servent pas d’armes à feu. Cette dernière forme de chasse se pratique dans 69 départements. Environ 3 800 animaux sont tués chaque année par près de 400 équipages de chasse à courre.
La chasse à courre réunit en France 17000 chiens et 7000 chevaux. Les animaux poursuivis sont le cerf, le chevreuil, le renard, le sanglier, le lièvre et le lapin. Les participants paient un abonnement annuel compris entre 1 300 et 2 600 euros. La vénerie attire aussi quelque 130 000 supporters qui suivent en voiture, à vélo ou à pied.

Équipages de chasse à courre en France :
• 37 équipages chassent le cerf
• 93 le chevreuil
• 42 le sanglier
• 44 le renard
• 130 le lièvre
• 47 le lapin

La grande vénerie est la chasse à cheval du cerf, du chevreuil et du sanglier, tandis que la petite vénerie consiste à chasser le lièvre ou le lapin à pied avec une meute de 20 à 80 chiens. La meute est toujours constituée en fonction de l’espèce chassée. Dans la grande vénerie, l’animal est poursuivi jusqu’à ce qu’il soit épuisé et qu’il se laisse prendre. Il est ensuite tué par le veneur. Dans la petite vénerie, ce sont les chiens qui tuent l’animal, une fois qu’ils l’ont rattrapé.
LA SOUFFRANCE DE L’ANIMAL PENDANT LA POURSUITE ET AU MOMENT DE LA MISE À MORT
Une chasse qui dure une journée, c’est avant tout l’attrait d’une poursuite prolongée. Or, le bon sens nous dit qu’un animal sensible poursuivi sur de longues distances doit souffrir, et qu’il doit souffrir davantage encore lorsqu’il est brutalement malmené par une meute de chiens ou lorsqu’un homme s’approche pour le tuer à l’aide d’une dague, d’une lance ou d’un couteau.
Les cerfs, comme les renards et les sangliers présentent des comportements complexes, un système surrénal très développé et une remarquable faculté de détecter les prédateurs. Il n’est donc pas surprenant que ce type de chasse ait été condamné par les scientifiques et que la commission d’enquête créée par le gouvernement britannique ait conclu qu’elle «compromet gravement le bien-être » des cervidés, des renards et des sangliers.

© League against cruel sports

DES PREUVES SCIENTIFIQUES QUE LE CERF SOUFFRE
La première évaluation chiffrée de la cruauté de cette chasse est celle présentée dans les études scientifiques publiées en 1997 par sir Patrick Bateson, FRS*, professeur de l’université de Cambridge pour le compte du National Trust (la plus importante association britannique pour la conservation du patrimoine).
Bateson a examiné des échantillons de sang et de tissumusculaire provenant de cervidés tués lors de chasses à courre et les a comparés avec des échantillons provenant de cerfs tués au fusil. Chez les cerfs chassés à courre, même sur des distances relativement courtes, il observe des concentrations élevées de cortisol et des dégâts au niveau des globules rouges, un épuisement des ressources énergétiques desmuscles (sucres) et des désordres au niveau du tissu musculaire. Il conclut à des preuves évidentes de stress physiologique et psychologique et à une souffrance aggravée de l’animal au cours de la poursuite. Ce ne sont pas seulement les chiens qui peuvent avoir un effet négatif considérable sur le bien-être de l’animal mais aussi la proximité des humains. Sur la base de cette étude, le National Trust a interdit la chasse à courre des cervidés dans sa juridiction.
Selon la commission d’enquête britannique, « la plupart des scientifiques conviennent que les cervidés doivent souffrir lors des dernières étapes de la chasse ». La commission recommande plutôt la chasse à l’approche comme méthode de régulation des effectifs, « notamment parce qu’elle évite la nécessité de poursuivre le cerf comme cela se fait dans la vénerie ».

CITATION : sir Patrick Bateson, dans son rapport The Behavioural and Physiological Effects of Culling Red Deer, 1997 :
« […] une chasse prolongée avec des chiens implique chez le cerf un stress extrême et sans doute une grande souffrance. La poursuite lui impose des contraintes qui sont bien au-delà des limites normales pour son espèce. Ces souffrances sont au moins équivalentes à celles qu’entraînerait une grave blessure […]. Par ailleurs, chaque chasse est susceptible de provoquer de telles souffrances. »


LA SOUFFRANCE DES AUTRES ANIMAUX CHASSÉS
Une fois cernés, le renard, le sanglier ou le lapin sont attaqués par les chiens. Au Royaume-Uni, depuis des années, les chasseurs affirment que le chef de meute tue rapidement le renard d’une morsure au cou, or des examens post mortem ont montré que les renards étaient parfois littéralement dépecés et souffraient de blessures multiples avant d’être tués.
Après avoir examiné la carcasse d’un renard tué par des chiens, un vétérinaire a déclaré : « Je n’ai trouvé aucune lésion dans la région du cou et de la gorge,mais des blessures étendues à l’abdomen et au thorax. L’abdomen a même été déchiré à tel point que les intestins sortaient. »
Pour Donald Broom, spécialiste du bien-être animal à l’université de Cambridge, les renards, les fouines et les lièvres souffrent globalement moins lorsqu’ils sont tirés au fusil ou piégés « comme il faut » que lorsqu’ils sont chassés avec des chiens.

CITATION : David Morton, directeur du département des sciences biomédicales à l’université de Birmingham :
« […] les animaux chassés […] souffrent de frayeur, surtout lorsqu’ils sont dans l’impossibilité d’échapper à la menace, comme c’est le cas du cerf aux abois ou du renard piégé dans un terrier. Vers la fin de la partie de chasse, lorsque le cerf, le renard ou le lièvre se rend compte que la meute se rapproche et qu’il ne pourra pas lui échapper, puis lorsque le cerf est cerné et attaqué par les chiens, il est on ne peut plus vraisemblable que la douleur se mêle à la terreur. »


LA CHASSE À COURRE EST CRUELLE PAR NATURE
La chasse à courre provoque systématiquement des souffrances. La chasse à courre est cruelle par nature. La reconnaissance de ce fait a abouti à l’interdiction de cette pratique en Angleterre, au pays de Galles, en Écosse, en Allemagne, au Danemark, en Norvège, en Finlande et en Belgique.

LA CHASSE À COURRE EST IMMORALE
Selon Andrew Linzey, fondateur de l’Oxford Centre for Animal Ethics, « faire souffrir pour le plaisir est immoral par nature. […] En matière de protection animale et de morale, faire de la souffrance des animaux une distraction est ce qui est le plus condamnable. Pour ceux qui se soucient des animaux, ce point est devenu emblématique, à juste titre : en effet, comment pouvons-nous, en toute logique, progresser dans la reconnaissance du bien-être animal, pour ne pas parler de la promotion d’un traitement éthique des animaux là où de véritables intérêts sont en jeu, alors même que d’autres peuvent encore infliger à des créatures une mort cruelle de façon gratuite et en toute impunité ?»

Carol McKenna

Carol McKenna, consultante spécialiste, a travaillé pendant 8 ans sur la campagne contre la chasse à courre, pour la coalition d’associations britanniques. Cette campagne a abouti à une victoire sans précédent en Angleterre. À présent, Carol suit ce dossier pour One Voice en France.

Aidez-nous à obtenir l’interdiction de la chasse à courre en France !

One Voice soutient la coalition pour l’abolition de la chasse à courre en France (www.abolitionchasseacourre.org). Aidez-nous en écrivant à votre député pour lui demander de soutenir notre campagne. Envoyez-nous la copie de la réponse que vous recevrez.


Source : One voice

http://www.onevoice-ear.org/campagnes/tuer_pour_plaisir/chasse_courre.html
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