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 Dindes (elevage, transport, abattage)

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Wolf-alone
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MessageSujet: Dindes (elevage, transport, abattage)   Dim 6 Avr - 21:54

La Dinde

La viande de dinde est disponible toute l'année et est présentée comme une viande saine et diététique.
La dinde de maintenant, sélectionnée génétiquement, a peu de ressemblance avec son congénère sauvage, surtout le mâle, qui peut à peine marcher.
La France serait le second producteur mondial, avec 625 000 t/an ou environ 135 millions de dindes chaque année .
Cet oiseau est particulièrement sensible à la grippe aviaire et notamment au virus H5N1 c'est pourquoi les éleveurs doivent appliquer attentivement les mesures de sécurité et d'hygiène dans les élevages mais on voit bien que ce n'est pas toujours le cas et un élevage a été touché en 2006

Elevage

Comme pour les poulets de chair, seuls les reproducteurs les plus performants sont gardés, et les autres sont rapidement éliminés.
Les sujets les plus productifs sont gardés pendant une année de production avant de subir le meme sort que les autres.
Les dindons mâles sont abattus en moyenne à 113,7 jours et les dindons femelles sont abattus à 85,9 jours
Les dindons mâles vivent entassées dans des hangars sans fenêtres et très peu eclairées.
Ces grands hangars peuvent contenir 15 000 dindes.
Bien que n'étant pas encagées, les dindes deviennent aussi serrées les unes contre les autres que des poules de batterie, lorsqu'elles atteignent leurs poids d'abattage.
On compte 6,5 à 8 dindes par m2.
Se déplacer dans le hangar devient un défi épuisant et l'entassement engendre l'agressivité.
Quelques unes, destinées à la période de Noël, sont élevées dans des hangars ouverts à la lumière naturelle et disposent d'un peu plus de place, mais elles sont quand même encore très entassées.
Quand elles sont stressées, les dindes deviennent agressives et attaquent les yeux ou les doigts des pattes des voisines.
Elles sont donc débecquées : cette mutilation est effectuée avec une lame portée au rouge et peut entrainer une douleur permanente jusqu'a leur mort.
La plupart des dindes élevées dans un hangar ouvert, à la lumière naturelle sont aussi débecquées car l'agressivité devient plus importante si les oiseaux peuvent se voir clairement. En général, les phénomènes de cannibalisme sont contenus dans des limites «acceptables» soit en débecquant les dindes soit en les gardant dans un demiobscurité.
Les dindonneaux ont du mal à trouver les mangeoires et les dindes industrielles commencent leur existence sans assistance maternelle donc beaucoup de dindonneaux meurent de faim ou de déshydration à l'âge de quelques jours.
Des morts soudaines (causées par des congestions pulmonaires et par une cause analogue à l'hydropisie) sont une cause importante de mortalité, surtout chez les mâles.
D'autres causes sont la rhinotracheite des dindes et colisepticémie, qui rendent nécessaire l'usage d'antibiotiques.
Les dindes et les poulets de chair en souffrent de façon semblable. "La cécité dûe à l'ammoniac" peut survenir quand la litière est dans un mauvais état, dans un hangar surpeuplé et mal ventilé. Les oiseaux atteints se cachent dans les coins les plus sombres, frottant leurs yeux avec leurs ailes, et émettant des cris de douleur.
Une litière devenant humide et n'étant plus friable, l'environnement appauvri, et une faiblesse des pattes dûe à la sélection génétique provoquent des brulures du jarret et des ulcérations aux pattes.
La reproduction des dindes modernes se fait artificiellement. Les dindons (mâles) ont été sélectionnés de façon à être artificiellement lourds et "pleins de viande".
Les dindons souffrent tout particulièrement du fait de cette sélection continuelle en vue d'obtenir un oiseau d'un très grand poids.
Des maladies des articulations des pattes sont trés fréquentes, et très pénibles. Un éminent chercheur avicole britannique a affirmé que pratiquememt tous les dindons reproducteurs appartenant aux souches les plus lourdes répugnent à marcher.
Le mâle de maintenant peut atteindre 35kg, soit plus de 4 fois le poids de son cousin sauvage.
La plupart pèsent autour de 25kg : ils sont toujours trop gros et larges de poitrine pour pouvoir s'accoupler avec les femelles qui sont beaucoup plus petites.
L'insémination artificielle (I.A.) est donç pratiquement utilisée à 100% dans l'élevage industriel des dindes.
Périodiquement, avec des intervalles de quelques jours, les mâles sont attrappés et subissent une «traite», de semence. Les opérateurs stimulent manuellement la zone sexuelle mâle.
Quand le phallus émerge, il est possible d'en faire sortir la semence qui est recueillie dans un tube pour étre conservée.
Des Iésions de la région génitale mâle se produisent si on appuie trop souvent ou trop fort sur l'abdomen. La semence est injectée dans le vagin des femelles soit avec une seringue hypodermique soit avec un tube dans lequel l'opérateur souffle. Cette insémination est effectuée a une cadence élevée - Le livret de référence no&/sup; 242 du Ministère britannique de l'Agriculture - «Reproduction et élevage des dindes» estime qu'il faut environ une demi-minute par oiseau.
Ce procédé est si stressant pour les oiseaux que ce Ministère recommande de ne le faire que pendant la partie la plus fraîche de la journée» en période de temps chaud.
Jusqu'à 70% des dindes reproductrices deviennent couveuses, souhaitant participer à l'éclosion de leurs oeufs, et ceci malgré les efforts de l'éleveur pour décourager cette habitude.
Il a été estimé qu'environ 50% des frais de personnel sont consacrés au temps que ce dernier passe à prévenir ou à perturber le comportement de couvaison. Des "remèdes" à ce comportement de couvaison consistent, entre autres, à ramasser les oeufs fréquemment et à éjecter les oiseaux hors des nids de ponte.
On a recherché des drogues susceptibles de combattre ce comportement.


Ramassage, transport et abattage


Les dindes sont des oiseaux grands et forts, et qui sont facilement effrayés. Des manipulations violentes se produisent lorsque les ramasseurs doivent les attrapper par les pattes.
Les oiseaux sont ensuite fourrés dans les cages de transport ou dans les modules avec une telle brutalité que les contusions sont une cause principale de déclassement des carcasses après l'abattage.
Inéluctablement, des dindes meurent pendant le transport.
Les dindes sont abattues de la même façon que les poulets, et peuvent subir de grandes souffrances à ce moment.
Etourdis electriquement, egorger et plonger dans l'eau bouillante
Comme ces oiseaux sont très lourds (un dindon adulte peut avoir le poids d'un enfant de 8 ou 9 ans), et souvent effrayés, un énorme effort est imposé à leurs pattes et à leur bassin lorsqu'ils sont suspendus par les pattes la chaine d'abattage.
A cela s'ajoute le fait que les ailes touchent souvent des parois mal isolées électriquement dela cuve d'eau électrisée, et, que ceci cause de pénibles et terrifiants chocs électriques avant que l'étourdissement ait réellement lieu.
Des recherches ont montré que dans beaucoup d'abattoirs, l'égorgement est souvent mal fait, et ainsi retarde l'arrivée d'une mort cérébrale libératrice.
Des recherches faites en Grande-Bretagne ont indiqué que beaucoup de dindes sont encores vivantes lorsqu'elles entrent dans la cuve d'ébouillantage (qui précède le plumage).
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